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« Majorité rurale, honte de la France ! »

Dans ce texte intitulé « Majorité rurale, honte de la France ! Destin d’un mot historique » écrit pour ce blog et sa rubrique Spécial la Commune, Raymond Huard, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Montpellier, revient sur le sens et la fortune historique de cette apostrophe de Gaston Crémieux, proférée à l’adresse des députés monarchistes, lors de la première réunion à Bordeaux le 13 février 1871 de l’Assemblée qui venait d’être élue. Ces deniers avaient couvert de huées une tentative de prise de parole de Garibaldi, pourtant élu dans cinq départements mais démissionnaire du fait de son statut d’étranger. Le terme de « majorité rurale » fit immédiatement « une percée significative dans la presse républicaine et d’extrême-gauche » écrit Raymond Huard qui analyse ses occurrences jusqu’à nos jours.
Présent dans les travées, l’avocat Gaston Crémieux est alors journaliste à L’Égalité de Marseille. Très actif lors de la Commune marseillaise qui dura une quinzaine de jours et fut vaincue le 5 avril, il est arrêté quelques jours plus tard. Condamné à mort le 28 juin, sa grâce est refusée. Il est fusillé le 30 novembre 1871 au matin.
Photo :
Portrait de Gaston Crémieux par Ernest Appert
Musée Carnavalet – numéro d’inventaire PH22190


OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
editeur (5 juin 2021). « Majorité rurale, honte de la France ! ». Actualité du XIXe siècle. Consulté le 10 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/pme4


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